Après le coq, restons dans la basse-cour avec la poule ! Mais cette fois-ci, j'ai déjà un début de réponse à la question : la gallina romaine a-t-elle une descendante française ? C'est en effet le cas, et je ne vous parle pas de la galinette cendrée des Inconnus. Il s'agit de la géline de Touraine, une race de poule domestique, au plumage noir et à la chair délicate et fine.
Le terme "géline" a pu, par ailleurs, se conserver dans différents dialectes d'oïl, en concurrence avec le mot "poule" et laisser quelques traces dans notre littérature. Ainsi, Louis Pergaud, nous présente le coq "Pacha tout puissant et jaloux d'un vaste sérail de gélines" dans De Goupil à Margot. Mais, où logent ces volatiles ? Dans un gélinier, bien-sûr ! Et dans le poème Ma Chaumière, Aloysius Bertrand nous parle son plaisir "d'entendre [son] coq s'égosiller dans le gelinier".
Comme pour contredire la nature, la tradition populaire nous place notre géline dans le ciel. Dans la constellation des Pléiades, l'étoile la plus brillante semble être une poule entourée de ses poussins : La Géline Poussinière. Voici l'explication que nous en donne l'astronome Camille Flammarion : "Dès les premiers âges de l'humanité, ils [des groupes d'étoiles] ont
reçu des noms empruntés d'ordinaire au règne organique, qui donnent une
vie fantastique à la solitude et au silence des cieux. Ainsi furent
distingués de bonne heure les sept astres du nord ou le chariot dont parle Homère, les Pléiades ou la «Poussinière»".

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